La dépendance affective

Dernière mise à jour : nov. 16

Dépendance affective : causes, mécanismes et guérison

Les carences affectives dont l’enfant peut être victime créent des blessures de vie. Petit à petit, ces carences se transforment sous forme de croyances négatives et créent une partie de sa personnalité d’adulte. Un manque d’amour, d’attention, de reconnaissance est la principale blessure qui mène l’adulte à, plus tard, devenir ce qu’on appelle « un dépendant affectif ». Les conséquences de la dépendance affective s’avèrent désastreuses pour la vie sentimentale et le bien-être de l’adulte. Alors, dépendance affective, quèsaco exactement ? Quelles en sont les causes ? Et, surtout, comment la reconnaître pour pouvoir, enfin, s’en libérer ?

La dépendance affective, quèsaco ?

La dépendance affective peut se définir comme un besoin extrême de l’amour et de l’affection des autres. Démesuré, insatiable et tellement profond, ce besoin pèse tellement lourd que le dépendant affectif est prêt à renier sa propre personne quitte à combler son manque. Causant beaucoup de souffrance, elle est considérée comme une pathologie. Cette dépendance traduit un terrible manque de confiance en soi et une peur maladive de l’abandon. Dans les relations amoureuses, le dépendant affectif a une forte tendance à s’effacer devant l’autre.

Une personne dépendante affective vit dans l’attente que le ou la partenaire lui offre cette reconnaissance, afin d’aller bien. En se comportant ainsi, elle donne le pouvoir à l’autre sur ses ressentis, ses émotions, ses sentiments. Cette dépendance entraîne chez l’autre partenaire de vie un sentiment de gêne causé par une trop lourde responsabilité. D’ailleurs, lorsqu’un dépendant affectif se met en couple avec quelqu’un de malveillant ou de manipulateur, les dégâts peuvent être conséquents.

La souffrance d’une personne dépendante affective est telle qu’il peut aller jusqu’à se sacrifier, se renier, ne vivre que dans l’attente d’un regard, d’un geste de son partenaire. Dans certains cas extrêmes, le dépendant affectif peut aller jusqu’à sombrer dans une dépression profonde si ses besoins affectifs ne sont pas comblés, ce qui peut malheureusement le mener au suicide.



La dépendance affective

Du manque à l’addiction, les causes de la dépendance affective

Souvent, les adultes souffrant de dépendance affective ont manqué d’amour ou d’attention pendant leur enfance. Que ce soit dû à un traumatisme non réglé ou à un dysfonctionnement familial, l’enfant grandit avec des blessures qui, petit à petit, se transforment en croyances négatives par rapport à lui.

Ces carences le suivent. Une fois adulte, il s’habite de la certitude qu’il n’est pas aimé et qu’il ne mérite pas de l’être. L’adulte qui a cruellement manqué d’amour pendant son enfance se sentira constamment abandonné.

Inconsciemment, une personne dépendante affective tentera de reproduire les relations de son enfance afin de réparer des blessures encore trop douloureuses. Ce besoin insatiable d’amour conduit, malheureusement, à vivre des relations insatisfaisantes et éprouvantes. De plus, le dépendant affectif éprouvera beaucoup de mal à rompre et à se détacher des relations frustrantes dans lesquelles il se trouve.

Dépendance affective, souffrances et mécanismes

Dépendance affective, deux comportements extrêmes possibles

Les carences d’amour de l’enfant vont générer une dépendance affective et l’adulte de plus tard tentera, coûte que coûte, de combler ses manques. Dans ces cas-là, deux comportements extrêmes peuvent en découler.

Soit la personne a développé une telle peur constante de l’abandon et du rejet qu’elle se jette à corps perdu dans chaque nouvelle relation. Soit, à l’inverse, la peur d’être rejetée ou abandonnée conduit la personne à ne pas s’investir dans les relations intimes.

Dans le premier cas, la personne pense éviter la solitude. Selon elle, la seule manière de pallier ses manques se trouvera dans l’affection et l’approbation de l’autre. Le dépendant affectif, dont le besoin d’amour demeure trop intense, passera sa vie à rechercher cette affection dont il a manqué. Seulement, ce manque étant extrême, le dépendant estimera ne jamais en recevoir assez et continuera donc de ne pas se sentir aimé.

Dans le deuxième cas, le dépendant affectif décide, consciemment ou inconsciemment, de ne s’investir dans aucune relation. Cela le mènera à évi